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Comment nous façonnons l’ère de la WATER AI – chez Wilo, en Europe et au-delà

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16.04.2026

Éditorial du Rapport Annuel & Développement Durable 2025

Mesdames et Messieurs,

L’année écoulée a une nouvelle fois mis la communauté internationale à l’épreuve. La forte dynamique des évolutions géopolitiques et géoéconomiques amorcée au cours de la première moitié de la décennie s’est poursuivie ces douze derniers mois. Dans cet environnement extrêmement exigeant, le groupe Wilo est parvenu à poursuivre un développement durable et rentable.

Avec une croissance du chiffre d’affaires net corrigée des effets de change de 4,5 %, nous avons poursuivi avec succès notre trajectoire de croissance. Comme prévu, l’EBITDA a fortement progressé de 39 %, atteignant 212,0 millions d’euros. La marge EBITDA s’est améliorée pour atteindre 11,1 %. Par conséquent, le résultat net consolidé a également augmenté de 45,8 millions d’euros pour s’établir à 65,0 millions d’euros, soit une hausse d’environ 240 %. Le flux de trésorerie disponible a progressé de plus de 80 % pour atteindre 66,4 millions d’euros.

Le monde ne tourne pas plus vite aujourd’hui qu’il y a dix ans. La réalité est que les évolutions politiques et économiques mondiales sont devenues plus complexes, plus fragmentées et donc plus difficiles à maîtriser. Et cela n’a rien de rassurant. Face à ce constat, il ne suffit plus de se contenter d’effets d’annonce.

La guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine a provoqué un tournant géopolitique, qui a lui-même entraîné un tournant géoéconomique. En tant que dirigeant d’un groupe multinational aux racines allemandes, j’entends depuis lors les décideurs européens affirmer dans leurs discours, conférences et débats que le monde a changé. Pourtant, au fond, ils espèrent encore avoir tort. Ils espèrent que le monde reviendra à la normale, que le protectionnisme reculera et que le modèle économique européen traditionnel redeviendra un jour fonctionnel. Mais le changement dont l’Europe a besoin doit commencer par une reconnaissance lucide de la réalité.

Plus la situation est complexe, plus notre analyse doit être précise.

Les questions auxquelles nous cherchons des réponses sont nombreuses et variées, mais elles sont toutes interconnectées. Tout est lié. Cette complexité peut être illustrée à travers trois grands défis auxquels l’Europe est confrontée : la situation géopolitique, les pénuries d’eau et la révolution de l’intelligence artificielle.

Défi 1

La voix de l’Europe ne pèse plus dans le jeu des grandes puissances mondiales

Le tournant géopolitique a laissé l’Europe déstabilisée et désorientée. L’idée européenne était déjà fragilisée. L’Union européenne souffrait d’une paralysie institutionnelle, engluée dans un excès de bureaucratie et devenue trop pesante. À cette crise de légitimité interne s’est ajoutée une forme d’isolement sur le plan international : les États-Unis, la Russie et la Chine se disputent les zones d’influence et imposent leurs intérêts avec toute leur puissance.

L’Europe ne reconnaît plus le monde qui l’entoure et se considère désormais comme le dernier bastion d’un système de valeurs clair. Une enquête représentative menée lors de la Conférence de Munich sur la sécurité auprès des pays du G7 et des BRICS (hors Russie) confirme cette perception. Elle montre que l’Europe considère les défis mondiaux comme plus menaçants que ne le font les autres puissances.

Cette combinaison est particulièrement dangereuse. L’Europe manque encore de lucidité collective pour comprendre qu’un recentrage sur les intérêts stratégiques, plutôt qu’exclusivement sur les valeurs, est devenu indispensable pour être prise au sérieux sur la scène internationale en 2026. Et même si cette prise de conscience existait, les structures européennes actuelles ne permettraient pas de défendre efficacement ses propres intérêts. L’accord Mercosur en est le dernier exemple : après plus de 25 années de négociations laborieuses, l’Union européenne a finalement conclu l’accord, avant de compromettre ce succès en le renvoyant devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Défi 2

L’Europe fait face à une faillite hydrique

La crise de légitimité de l’Union européenne a laissé un goût amer autour de l’idée européenne fondée sur la prospérité et la paix. L’UE est aujourd’hui sous forte pression, notamment lorsque la solidarité entre États membres est mise à l’épreuve.

L’amitié européenne atteint rapidement ses limites lorsqu’il est question d’infrastructures critiques, de défense, de santé ou encore de politique énergétique. Même dans les périodes favorables, le fonctionnement de cette alliance d’intérêts entre les États membres reste marqué par les tensions. En période de crise, il frôle la rupture.

Depuis 75 ans, la communauté européenne a principalement connu des périodes de stabilité et de prospérité. Mais un véritable test historique l’attend désormais : la faillite hydrique. Ce terme provient d’un rapport des Nations Unies publié en 2026. Selon ses auteurs, le mot « crise » ne suffit plus à décrire l’état des réserves mondiales d’eau.

L’Europe ne peut pas se permettre de rester passive. La pénurie d’eau est également un problème européen depuis longtemps. Elle se manifeste notamment à travers les incendies de forêt massifs qui frappent régulièrement le sud de l’Europe. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat prévoit que 44 millions d’Européens seront touchés par des pénuries d’eau d’ici 2070. Plus alarmant encore, l’Atlas des risques hydriques du World Resources Institute montre qu’une grande partie du sud de l’Europe est déjà classée en zone critique. Au cours des prochaines décennies, ce risque progressera progressivement du sud vers le nord, principalement en raison de la raréfaction des ressources en eau.

Défi 3

L’Europe n’est plus compétitive

La prospérité économique a toujours constitué une condition essentielle au maintien de la paix. La longue période de paix qui a prévalu dans une grande partie de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale représente un accomplissement historique majeur. Elle a été rendue possible grâce à l’union d’anciens adversaires autour d’un espace économique commun, devenu plus tard l’Union européenne.

Mais l’Europe risque de ne prendre conscience de la valeur de ce projet qu’au moment où la paix et la prospérité commenceront réellement à s’effondrer.

Les perspectives économiques et industrielles de l’Europe sont préoccupantes. Depuis des années, les dirigeants européens évoquent les handicaps structurels du continent, la perte de compétitivité et le ralentissement économique. L’écart de croissance avec les États-Unis et la Chine s’est fortement creusé depuis l’échec de la stratégie de Lisbonne lancée en 2000. En d’autres termes, l’Europe accuse un retard non seulement politique, mais également économique.

La situation est particulièrement visible en Allemagne, longtemps moteur économique et industriel de l’Union européenne. La désindustrialisation s’accélère : les annonces de suppressions d’emplois industriels se multiplient. Dans le même temps, les investissements étrangers augmentent fortement en Allemagne. Ce phénomène, présenté comme positif, révèle pourtant une réalité plus préoccupante : de nombreux entrepreneurs allemands perdent confiance dans leur propre pays comme lieu d’investissement et vendent leurs entreprises à des investisseurs étrangers.

Plus la situation devient confuse, plus nous devons agir avec détermination.

Alors, comment l’Europe peut-elle répondre à ces défis ? Peut-être de la manière suivante :

Réponse 1

L’Europe a besoin de disruption, de libéralisme et de multilatéralisme

Comment l’Europe peut-elle redevenir un acteur crédible sur la scène internationale sans renier ses propres idéaux ? La réponse se trouve du côté de Bruxelles. Dans son état actuel, l’Union européenne apparaît comme profondément dysfonctionnelle. Pour retrouver une véritable importance géostratégique en politique étrangère, une transformation profonde des politiques internes est indispensable.

Cependant, toute disruption ne se vaut pas. Ce terme, qui désigne les bouleversements radicaux touchant les technologies, les processus, les systèmes, les sociétés et les cultures, doit être manié avec prudence. Il ne doit pas être interprété comme une autorisation de détruire les structures politiques existantes ni comme un prétexte pour éviter les réformes difficiles mais nécessaires.

Si nous voulons utiliser la disruption comme un instrument de changement, nous devons lui donner une orientation compatible avec la liberté née de ces transformations. C’est ainsi qu’elle devient une destruction créatrice, une disruption constructive. C’est ainsi que l’Europe peut se réinventer : plus efficace, plus agile, plus fonctionnelle et plus pertinente que jamais pour les citoyens de l’Union européenne.

Cette transformation intérieure constitue la condition essentielle pour renforcer le poids de l’Europe à l’international. Un nouvel espace d’influence inédit émergera et devra être structuré. Mais l’Europe ne doit pas céder aux méthodes protectionnistes brutales adoptées par d’autres puissances politiques, bien au contraire.

Oui, l’Europe doit (et peut) défendre ses intérêts avec davantage de force. Mais elle ne doit pas, pour autant, renoncer à ses valeurs fondamentales. Le recul du libéralisme et du multilatéralisme dans la politique mondiale et dans l’économie internationale a laissé un vide que l’Europe est aujourd’hui en mesure de combler, plus que jamais auparavant.

Alors que les États-Unis et la Chine favorisent le retour d’un capitalisme d’État mercantiliste et interviennent librement dans les marchés, le maintien du libre-échange constitue pour l’Europe un avantage concurrentiel majeur, notamment en matière d’efficacité et d’innovation. Il en va de même pour la défense du multilatéralisme : de nouveaux partenariats équilibrés, en particulier avec les pays du Sud global, offriront à l’Europe un avantage compétitif à l’échelle mondiale.

Réponse 2

L’Europe a besoin d’un Blue Deal

L’Union européenne est dysfonctionnelle, bien qu’elle soit moins touchée que d’autres puissances par l’une des menaces les plus existentielles auxquelles le monde est confronté : les pénuries d’eau. Mais cet avantage n’est que temporaire. Le temps presse pour l’Europe. Les États membres de l’Union européenne doivent agir dès aujourd’hui afin de ne pas se retrouver littéralement à sec demain.

Cela implique tout d’abord de reconnaître que les infrastructures critiques ne se limitent plus aux secteurs, certes essentiels, de la défense, de la santé et de l’énergie, mais incluent également le secteur de l’eau. Une réalité demeure incontestable : sans eau, il n’y a pas de vie, et sans investissements dans les infrastructures hydrauliques, il ne peut y avoir de souveraineté européenne.

Ensuite, cela nécessite de répondre à ce défi à travers un projet visionnaire et ambitieux : la mise en œuvre du Blue Deal, largement réclamé.

Une chose est certaine : cette initiative doit reposer sur une véritable stratégie de long terme. La crise de l’eau ne peut être résolue par des réactions improvisées ou des mesures ponctuelles. Les réponses précipitées et l’activisme ne suffiront pas. Il est également évident que le développement et la mise en œuvre du Blue Deal doivent relever du niveau européen, c’est une condition indispensable. Le projet serait condamné à l’échec s’il venait à se perdre dans des logiques nationalistes étroites.

Face à l’ampleur de la crise hydrique, aucune option ne doit être exclue. L’objectif premier doit être l’harmonisation complète des infrastructures hydrauliques européennes d’ici 2050. Mais cela ne suffira pas. Il faudrait également envisager le transport d’eau via de grands réseaux de canalisations reliant le nord de l’Europe, riche en ressources hydriques, au sud du continent confronté à la pénurie. À terme, seule une redistribution solidaire des ressources en eau pourra apporter une solution durable.

Une fois ce plan ambitieux mis en œuvre, l’Europe disposera d’infrastructures hydrauliques résilientes. La portée morale de cette initiative serait inestimable. La crise de légitimité que traverse l’Union européenne exerce une pression considérable sur son identité en tant que communauté de valeurs et espace économique. Ce dont l’Europe a besoin, c’est d’un nouveau récit positif fondé sur le cœur même de l’idée européenne : la solidarité entre les nations européennes. Entre les riches et les pauvres. Entre les grands et les petits. Et surtout, entre ceux qui disposent d’abondantes ressources en eau et ceux qui en manquent.

Réponse 3

L’Europe a besoin d’une culture de l’IA

En pleine période de ralentissement économique et industriel, l’Europe aurait-elle été prise au dépourvu par une révolution technologique comme l’intelligence artificielle ?

Bien au contraire.En réalité, l’IA arrive « au bon moment » pour l’Europe. Grâce à l’intelligence artificielle, le modèle économique traditionnel européen retrouve de nouvelles perspectives. L’industrie européenne, fragilisée ces dernières années, a désormais l’opportunité de préserver son excellence et sa capacité d’innovation tout en améliorant sa productivité. Cette évolution pourrait transformer profondément la position de l’Europe comme site industriel mondial.

La clé réside dans l’intelligence artificielle physique et industrielle : l’optimisation des processus industriels et des flux de données permettra de rendre la production plus performante et plus intelligente.

Grâce à son écosystème industriel de pointe largement fondé sur l’Industrie 4.0, bien que souvent plus coûteux que ses concurrents internationaux, l’Europe peut relancer son industrie et, avec elle, l’ensemble de son économie. À condition toutefois de savoir exploiter correctement le potentiel disruptif de l’intelligence artificielle.

Tout d’abord, l’Union européenne doit résister à la tentation de sur-réglementer les applications industrielles de l’IA, au risque d’étouffer prématurément leur potentiel de productivité. Ensuite, l’Europe doit adopter, presque culturellement, une vision commune de l’intelligence artificielle : l’IA n’est pas une menace pour l’économie européenne, mais un allié stratégique. Et elle doit être considérée comme telle.

En devenant pionnière dans le domaine de l’IA physique et industrielle, l’Europe a l’opportunité de réduire son retard dans la course mondiale à l’IA tout en se différenciant des autres puissances. Là où les États-Unis développent principalement l’IA comme un modèle économique basé sur les logiciels et les plateformes numériques, l’Europe peut utiliser l’IA comme un levier de performance industrielle et de compétitivité territoriale.

Plus la situation devient complexe, plus les pionniers deviennent essentiels.

Trois défis pour l’Europe, trois réponses pour l’Europe. Ces réponses montrent que seuls ceux qui ont le courage d’affronter la réalité peuvent trouver des solutions. Elles montrent également que les défis auxquels l’Europe est confrontée en 2026 sont complexes et interdépendants : tout est lié, et il n’existe donc aucune solution simple. Mais elles montrent aussi que l’Europe peut ressortir renforcée de ces crises, à condition de retrouver une véritable dynamique de transformation.

En tant que groupe multinational spécialisé dans les technologies de l’eau et profondément enraciné en Europe, le groupe Wilo est lui aussi concerné, à différents degrés, par ces défis. En tant qu’entreprise familiale dirigée aujourd’hui par la cinquième génération, nous savons que la résignation ne peut être une réponse. Une gestion responsable signifie affronter ces enjeux avec vision entrepreneuriale, encore et toujours.

C’est pourquoi environ 9 000 collaborateurs de Wilo dans le monde suivent un cadre stratégique clair dans leurs activités quotidiennes. Depuis plusieurs années, notre stratégie globale de durabilité intitulée « Creating, Caring, Connecting » constitue notre approche centrale. Toutes les autres stratégies fonctionnelles lui sont subordonnées, sans exception.

  • Creating couvre la contribution durable de nos technologies dans des domaines tels que la décarbonation et l’amélioration de l’approvisionnement en eau.
  • Caring décrit notre responsabilité envers l’environnement, les collaborateurs et la société, notamment à travers des objectifs de réduction des émissions.
  • Connecting reflète notre engagement en faveur de partenariats internationaux solides.

L’année écoulée a également été marquée par la définition de notre stratégie WATER AI, la réponse stratégique de Wilo à l’ère numérique et à l’intelligence artificielle. Nous la résumons à travers trois principes : Embed, Enable, Embrace.

Nous intégrons l’IA dans nos solutions, générant ainsi des impacts durables sur le marché. Ces solutions renforcent également l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. Et bien entendu, nous adoptons pleinement l’IA dans nos activités quotidiennes chez Wilo.

L’étape logique suivante consiste à fusionner systématiquement nos deux stratégies. Désormais, notre stratégie de groupe portera le nom :

« Pioneering WATER AI for You »

Cette évolution va bien au-delà d’un simple changement de nom. La fusion de notre stratégie de durabilité et de notre stratégie IA reflète notre conviction profonde : notre vision d’un avenir meilleur pour les personnes et pour la planète ne peut être réalisée qu’en pensant durabilité et intelligence artificielle dans une symbiose cohérente. L’IA représente probablement aujourd’hui le levier le plus puissant du développement durable.

Concrètement, cela se traduit notamment dans notre domaine d’impact stratégique appelé « Creating » : les solutions durables de Wilo intégrant l’IA soutiennent le développement de villes intelligentes et économes en eau. L’accès à l’eau potable pourra être géré de manière plus intelligente et donc amélioré. La sécurité alimentaire progressera grâce aux solutions numériques appliquées à l’irrigation agricole. Les soins de santé bénéficieront également de l’utilisation de l’IA dans les technologies de l’eau.

Enfin, l’ère numérique et l’ère de l’IA dépendront elles-mêmes de technologies hydrauliques intelligentes : nous contribuons à rendre les infrastructures de l’économie de l’IA plus économes en eau.

Cette vision globale s’appuie également sur nos valeurs fondamentales, notre stratégie de croissance Ambition 2030 ainsi que notre stratégie « region-for-region », déployée avec constance depuis de nombreuses années. Son objectif est de répondre aux besoins locaux et régionaux des clients grâce à des produits, systèmes et solutions fabriqués localement et régionalement.

Chez Wilo, nous travaillons depuis longtemps selon des processus régionalisés. Nous avons considérablement renforcé cette stratégie avec la régionalisation de notre structure organisationnelle au début de l’année 2025. Aujourd’hui, nous sommes plus flexibles, plus résilients et plus proches de nos clients que jamais.

Dans les démocraties, la primauté du politique est souvent considérée comme essentielle. Les décisions politiques prennent fréquemment le pas sur les autres sphères de la société, y compris l’économie. La manière dont les décideurs européens répondront aux défis évoqués précédemment, sans prétendre ici à l’exhaustivité, constitue le cœur même de leur mandat démocratique.

Cependant, dans la réalité, la primauté du politique ne peut fonctionner à sens unique. Il est inhérent au système économique d’être plus stratégique, plus innovant et plus efficace que les mécanismes politiques. En d’autres termes : la politique aussi a besoin de modèles, et elle peut les trouver dans l’économie.

Wilo se considère comme un pionnier des technologies intelligentes et durables de l’eau. Et cet esprit pionnier dépasse largement le cadre technologique : nous montrons la voie. Nos activités permettent ainsi de tirer des enseignements sur la manière dont l’Europe pourrait répondre à ses propres défis politiques.

1. Wilo défend les valeurs du libéralisme et du multilatéralisme

Wilo était bien préparé au tournant géopolitique et géoéconomique grâce à une structure déjà largement régionalisée. Le découplage progressif des chaînes d’approvisionnement, la remise en cause des alliances existantes et l’interventionnisme mercantiliste sont autant de manifestations du protectionnisme politique.

En tant qu’entreprise multinationale, nous avions anticipé cette évolution avec une vision stratégique. La régionalisation de notre structure organisationnelle constituait donc une étape importante et cohérente dans notre développement.

Le modèle Wilo représente également un engagement clair en faveur du libéralisme et du multilatéralisme. Malgré les tensions géopolitiques et économiques mondiales, il n’a jamais été question pour le groupe Wilo de réduire son engagement international.

Être un groupe multinational performant est aujourd’hui plus complexe qu’il y a dix ans. Mais nous restons convaincus d’une chose : le développement durable dépend du succès d’une économie multilatérale fondée sur les principes du libre-échange encadré par des règles communes.

2. Wilo défend la responsabilité liée à l’eau par tradition

Depuis 154 ans, nos activités reposent sur une conviction essentielle : améliorer la qualité de vie des personnes. Les technologies de l’eau développées par Wilo poursuivent précisément cet objectif.

L’impact des solutions intégrant l’IA développées par Wilo apparaît clairement dans le domaine « Creating » de notre stratégie « Pioneering WATER AI for You ». Cela engendre une responsabilité particulière envers l’eau, ainsi qu’un devoir d’agir face à la faillite hydrique qui touche désormais également l’Europe.

Les besoins sont immenses : seul un Blue Deal européen ambitieux et visionnaire permettra d’adapter les infrastructures hydrauliques vieillissantes aux défis qui attendent l’Europe.

3. Wilo est un pionnier de l’IA

Le groupe Wilo place l’humain au centre de ses activités. La révolution de l’intelligence artificielle n’est pas en contradiction avec cette approche, bien au contraire.

Son pouvoir de transformation, voire de disruption, représente une opportunité majeure pour la société, l’économie, l’industrie et pour toutes les personnes qui y vivent et y travaillent.

Nous avons rapidement communiqué notre manière d’aborder cette révolution, affirmant dès les débuts de l’essor de l’IA que Wilo soutient toute intelligence artificielle plaçant l’humain au centre.

Nous adaptons systématiquement et à grande vitesse les possibilités offertes par cette technologie à nos produits, systèmes, solutions ainsi qu’à nos environnements de travail et de production. Nous poursuivons activement notre transformation vers l’IA physique et industrielle.

Pour une entreprise animée par un esprit pionnier et un sens des responsabilités, cette démarche ne s’arrête cependant pas aux portes de l’usine. C’est pourquoi nous considérons également l’intelligence artificielle comme un moteur de nos impacts durables définis dans notre stratégie de groupe.

Le nouvellement créé « Wilo Global WATER AI Academy » agit comme un accélérateur de cette dynamique. Cette initiative vise à connecter les mondes scientifique et économique à l’échelle mondiale et à promouvoir la recherche appliquée, l’innovation ainsi que les projets de coopération dans les domaines de l’eau et de l’IA, au-delà des frontières sectorielles et nationales.

La vision de l’IA portée par Wilo est évolutive : pour l’Europe, la valeur de la révolution de l’IA ne réside pas uniquement dans sa capacité à atténuer certains des plus grands défis de l’Union européenne, notamment son manque d’attractivité économique et de compétitivité. Elle offre également la possibilité d’améliorer concrètement la vie des citoyens européens dans tous les domaines imaginables : énergie, approvisionnement en eau, santé et bien d’autres aspects du quotidien.

Mesdames et Messieurs,

Nous sommes convaincus que cette vision des évolutions géopolitiques et géoéconomiques, des pénuries d’eau et de la révolution de l’intelligence artificielle est adaptée à l’avenir, pour l’Europe comme pour le groupe multinational Wilo.

The planet is standing at the dawn of the WATER AI age. Wilo is ready for it.

Oliver Hermes
Président & Global CEO du groupe Wilo

Vous pouvez accéder au rapport ici.